Marieka.p peintre abstrait poète

Marieka.p peintre abstrait poète

Evasion poétique

évasion poètique

 

 

Evasion poétique

 

 

Dans le jardin de l’âme l’écriture se sème, la pensée s’égrène en sentiments confus. Puis jaillissent de leur gangue, les mots qui s’unissent semblable aux couleurs de l’arc-en-ciel.

 


19/10/2021
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Jardin d'hiver

 

 

Jardin d’hiver,

La folie m’entraîne

Dans les jardins d'hiver

Où je cache ma peine

Sous le noir de l'enfer

Je continue ma route

Sous l’œil du berger

Car je pense sans doute

Que je suis protégée

Je ne suis pas seule

Dans ce monde d’aliénés

Qui hurlent et qui s'engueulent

Pour une tasse de thé

Que seul le prince noir

Portera à sa bouche

Ce voleur de mémoire

Que les âmes escarmouchent,

Tiens, voilà l’artiste

Le plus vieux d'entre eux

Qui peint les gueules tristes

De tous ces malheureux

A côté, le mendiant

Qui vous vole le pain

Et vous crache en passant

Un venin assassin

Sur la scène des bouffons

Je finirai ma vie

En poupée de chiffon

Dans ce monde de folie

Prenez bien garde à vous

Car ces jardins d'hiver

Vous rendront bien plus fou

Que vous l’étiez hier.


15/10/2021
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L'adieux

 

L’adieux,

J’ai déposé les mots

Sur un bout de papier

Mes larmes à fleur de peau

Au bord de l’encrier,

A l’encre de mes peines

J’ai écrit mes sanglots

La douleur de mes chaînes

Sur le blanc de ma peau,

D’une plume cardinale

J’ai imploré l’soleil

Pour ne plus avoir mal

Au creux de mon sommeil,

Des bribes de ma vie

Enrobées d’émotions

S’étalent dans la nuit

Au bout de mon crayon,

J’ai refermé mon cœur

Et rangé mon cahier

J’ai soufflé ma douleur

Un peu ensommeillée

Juste avant de plonger

Dans les bras du silence

J’ai refusé d’pleurer

En fermant ma conscience,

J’ai éteint l’sentiment

Pour oublier l’adieu

Je m’endors lentement

J’y crois encore un peu.


06/10/2021
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Regrets

 

 

Regrets,

Dans le jour qui s’élève j’entends bailler la lune

A l'aube qui s’éveille à la corne de brume,

Le nez au vent debout à ma fenêtre ouverte

J’écoute le cor et le son des trompettes,

Sous l'automne qui s’étire en lambeaux de feuillage

Mon cœur un peu farouche à offrir en partage,

Par-delà le jardin j’aperçois une femme

Dans ses yeux écorchés il n'y a plus flamme,

Si seulement son silence n'avait pas été d'or

J’aurais pu, c'est certain lui offrir un trésor,

Déjà vieille et ridée toujours le mot éteint

Le visage recouvert d'un voile de satin,

J'aurais voulu l'aimer jusqu'à mon dernier souffle

Lui donner tout mon être pour ne plus qu’elle ne souffre,

Mais le temps a blanchi mes rêves et mes cheveux

Mon amour inavoué est devenu plus vieux,

A ma fenêtre ouverte je regarde le soir

Des regrets éternels enflamment ma mémoire

Le jardin n'est plus là, les friches l’ont envahi

Et la femme est partie rejoindre une autre vie.


02/10/2021
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Reg-art

https://reg-art.net/


26/09/2021
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