Marieka.p peintre abstrait poète

Marieka.p peintre abstrait poète

Poèsie


L'adieux

 

L’adieux,

J’ai déposé les mots

Sur un bout de papier

Mes larmes à fleur de peau

Au bord de l’encrier,

A l’encre de mes peines

J’ai écrit mes sanglots

La douleur de mes chaînes

Sur le blanc de ma peau,

D’une plume cardinale

J’ai imploré l’soleil

Pour ne plus avoir mal

Au creux de mon sommeil,

Des bribes de ma vie

Enrobées d’émotions

S’étalent dans la nuit

Au bout de mon crayon,

J’ai refermé mon cœur

Et rangé mon cahier

J’ai soufflé ma douleur

Un peu ensommeillée

Juste avant de plonger

Dans les bras du silence

J’ai refusé d’pleurer

En fermant ma conscience,

J’ai éteint l’sentiment

Pour oublier l’adieu

Je m’endors lentement

J’y crois encore un peu.


06/10/2021
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Regrets

 

 

Regrets,

Dans le jour qui s’élève j’entends bailler la lune

A l'aube qui s’éveille à la corne de brume,

Le nez au vent debout à ma fenêtre ouverte

J’écoute le cor et le son des trompettes,

Sous l'automne qui s’étire en lambeaux de feuillage

Mon cœur un peu farouche à offrir en partage,

Par-delà le jardin j’aperçois une femme

Dans ses yeux écorchés il n'y a plus flamme,

Si seulement son silence n'avait pas été d'or

J’aurais pu, c'est certain lui offrir un trésor,

Déjà vieille et ridée toujours le mot éteint

Le visage recouvert d'un voile de satin,

J'aurais voulu l'aimer jusqu'à mon dernier souffle

Lui donner tout mon être pour ne plus qu’elle ne souffre,

Mais le temps a blanchi mes rêves et mes cheveux

Mon amour inavoué est devenu plus vieux,

A ma fenêtre ouverte je regarde le soir

Des regrets éternels enflamment ma mémoire

Le jardin n'est plus là, les friches l’ont envahi

Et la femme est partie rejoindre une autre vie.


02/10/2021
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Le visage du passé

 

Le visage du passé,

 

On a tous dans le cœur

Des souvenirs charmeurs

Des soleils des couleurs

Des blessures des douleurs

Le visage d’un passé

Qu’on a presque oublié

Quelques lettres froissées

Parfumé d’un baiser

On voit en nos mémoires

Des reflets dans l’miroir

Des âmes vêtues de noirs

Qui s’racontent des histoires

Le visage d’un passé

Que le temps a froissé

Comme un vulgaire papier

Jeté dans le panier

Du gardien des souvenirs

Qui s'fout bien des soupirs

Des âmes qui délirent

Juste avant de mourir

Le visage d’un passé

Qui restera gravé

Même après trépassé

Sur la rive d’un été.


20/09/2021
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Même si

 

Même si,

 

Même si j’ai mal même si j’ai peur

Même si l’enfer brûle mes heures,

Malgré mes peines malgré mes pleurs

Qui brisent mon cœur à l’intérieur.

Sous les nuages remplis d’orage

Même si je n’ai plus le courage

Tous les démons et leurs outrages

Je les combattrai avec la rage.

Même si j’ai envie de m’enfuir

Loin de ce monde sans sourire

Je dois rester me reconstruire

Même si mon regard transpire

De goutte d’eau remplie d’remords

Devant le tombeau de la mort.

Même si mes regrets sonnent fort

Comme une cloche cerclée d’or

Je dois sourire même si j’ai mal

Même si mon âme se fait la malle,

En laissant mon corps au canal

Ce soir d’ivresse de carnaval.

Même si la vie nous fait souffrir

Que l’on a mal avant dormir

Parce que l’on n’a plus le sourire

On se raccroche à l’avenir.


24/08/2021
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Mon amour

 

Mon amour,

 

A l’ombre du passé, j'ai retrouvé nos jours

Quelques lettres froissées avec tes mots d'amour

Ils ont fait resurgir la couleur de tes yeux

Et ton joli sourire qui me rendait heureux

J'ai revu tous nos rêves dans les bras de la nuit

Ton corps en tenue d’Ève au cœur de notre lit

Mes yeux remplis d'amour blotti entre tes seins

Et ton parfum velours sur ta peau de satin

Je me sentais si bien j'avais le cœur d'un roi

Je n'avais peur de rien et surtout pas du froid

Je n’ai rien oublié je me souviens encore

De tes baisers sucrés et de nos anneaux d'or

Qui nous avait unis sous le dôme du seigneur

Nous promettant la vie le pire et le meilleur.

Quand un jour apparu des méandres de la nuit

L'aigle au bec crochu qui emporta ta vie

Mais avant de partir tu es devenue mère

En lui donnant la vie tu me couronnas père

Dans les draps de la nuit tes yeux se sont fermés

Mes larmes au bord du puits se sont mises à couler

Il me reste l'innocence qui caresse mes jours

Quand coule ma souffrance en manque de ton amour.

Le visage malicieux de ma petite Lilou

Qui ressemble à tes yeux et me fait des bisous.

Entre mes quatre murs vides de ton absence

Petite Lilou murmure avec son innocence

Elle est où, ma maman...


20/08/2021
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